Une réponse adaptée se décompose en plusieurs temps. C'est le contraire d'une réponse binaire stimulus/réponse.
Prendre le temps qui nous est nécessaire pour accueillir cette belle énergie qu'est la colère. L'énergie de la colère nous donne la force de dire : "non, stop, ça, ça ne me convient pas! Parce que j'ai besoin de...".
S'accorder ce temps est difficile, car l'énergie appelle l'action et souvent l'action immédiate.
Cela suppose de bien nous connaître, pour ne pas nous laisser piéger par une réponse spontanée. Très remontée, face à quelqu'un, je peux, par exemple, m'autoriser à lui dire que je suis en colère et que j'ai besoin d'un peu de temps pour redescendre avant de reprendre notre dialogue.
1- centrage : Respirer lentement et profondément. La colère, comme la peur, est une émotion ultra physqiue. Le pouls s'accélère, la tension artérielle monte, le coeur bat plus vite, les muscles sont contractés. Cette respiration, qui ne demande pas de technique élaborée, permet de calmer le jeu et de diminuer notre taux d'adrénaline. Nous pouvons alors nous recentrer.
2- purge : Accueillir intérieurement notre ressenti. Laisser venir à soi toutes les images qui nous viennent, aussi désagréables qu'elles puissent être, sans nous censurer ni culpabiliser.
3- compréhension : Ecouter ce que la colère nous dit de nos besoins non satisfaits.
4- action : Réfléchir à ce que nous pouvons mettre en oeuvre pour trouver des solutions.
A ce stade, nous avons trouvé des ressources en nous pour : examiner la situation de manière juste (observation des faits, sans évaluations ni jugements de valeurs, ni projection sur l'autre), entendre et nommer nos sentiments et nos émotions, comprendre les besoins qui concourent à notre bien-être, pouvoir effectuer une demande à nous-même et aux autres pour une meilleure satisfaction de nos besoins.
Lorsque l'on apprend à faire ça, ce qui est long et difficile (mais ça vaut vraiment la peine), on peut se mettre en colère sans crainte, s'affirmer sans blesser et trouver des solutions créatives pour la satisfaction de nos besoins.
On peut même plus encore! On peut accueillir avec beaucoup plus d'empathie la colère des autres et comprendre quels sont les besoins non satisfaits qui sont à l'origine de leur colère à eux.
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