Briser le plafond de verre,
qui désigne le moindre accès des femmes à des responsabilités
supérieures, est le premier « objectif Lune » des réseaux. Surtout au
GEF, le réseau des grandes écoles au féminin (Centrale, ENA, Essec,
HEC…), où l'inertie du système actuel en lasserait presque sa
présidente, Clarisse Reille. « Les écarts de salaire commencent dès la
troisième année d'embauche », dit-elle, « c'est dû aux femmes qui ne
négocient pas assez leur salaire ou leur promotion, mais ce sont aussi
les critères d'évaluation en entreprise qui favorisent le temps passé
sur place plutôt que les résultats concrets ». Plan d'action en dix
points, études d'opinion avec Ipsos, lobby en faveur des quotas,
confrontation avec les plus grands PDG au cours de petits déjeuners…,
le GEF veut poser ses arguments avec plus de raison que de passion.
« On aide autant les femmes que les hommes à prendre conscience des
incohérences. »
La femme « réseau » a plus d'assurance et de bons
plans que sa collègue « solo ». « On constate trois ressorts principaux
dans les réseaux de femmes : l'entraide, le mentoring, et
l'exemplarité », constate Valérie March, du site placedesreseaux.com.
Elle évoque toutes sortes de rencontres, coaching et autres aides au
financement. « Les réseaux sont des accélérateurs de carrière. Ils
permettent de développer ses contacts, la confiance en soi, son chiffre
d'affaires ou ses perspectives d'évolution. »...
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